Zaman Allah Mamane Boubacar

Studies in Arts and Cultures Program, Université Abdou Moumouni, Niamey, November 2018

Where are you from?
Arlit / Niger

Describe your object?
It is a small traditional white metal dagger. It has a multicolored pouch with a hook to carry it from your hip. It is small, sharp, slicing and beautiful

Where is your object from?
It comes from Manga (Diffa)

How is your object meaningful to you?
This object is a gift from a friend, it is a cultural dagger that men and women form Manga wear all the time to protect themselves from danger. For me, it holds an important place in a Nigerian man’s life, especially in rural areas, because in my community a man must help anyone in danger, even an animal.

How do you see yourself as an artist in your community?
In Niger, I see myself in a very difficult yet favorable environment to make my art, even if it cannot feed me. Difficult because people look down on artists. In other words, for most Nigerians, being an artist is reserved for the lower class (slaves). Artists are considered delinquents, good-for-nothings, failed scholars, and our political leaders’ agendas rarely contain cultural or artistic aspects.

What is your hope for the future?
Favorable, because it is a challenge to face, and artistic aspects also the realm is almost untouched, this will enable us to push our imaginations creatively. In the world, I see myself as an activist and conscience-raiser about the ills of the international community of my era.

 

 

 

 

 

 

D’où êtes-vous?
Arlit / Niger

Décrivez votre objet?
Il s’agit d’une petite dague traditionnelle, faite du fer blanc. Elle a une poche en cuire multicolore avec crochet pour la porter aux hanches. Elle est petite, aiguisée, tranchante et belle.

D’où vient votre objet?
Cette dague vient du Manga (Diffa).

Comment votre objet a-t-il un sens pour vous?
Cet objet est un cadeau d’un ami, c’est une dague culturelle que les hommes et femmes du manga portent tout le temps pour se protéger de tout danger. Pour moi cet objet occupe une place importante dans la vie quotidienne de l’homme nigérien en milieu surtout rural, car dans ma communauté un homme doit porter secours à toute personne en danger, même un animal.

Comment vous voyez-vous comme artiste dans votre communauté?
Au Niger, je me vois dans un environnement très difficile et aussi favorable pour faire mon art, même si ça ne nourrit pas son homme. Difficile, parce que les gens regardent du haut l’artiste, autrement dit pour la plupart des nigériens le métier d’art est réservé pour une basse classe (d’esclaves), l’artiste est considéré comme un délinquant, un bon à rien, un échoué scolaire et l’agenda de nos autorités politiques connais très rarement l’aspect culturel et artistique. C’est favorable, car c’est un défi à relever, mais aussi le milieu est presque vierge, et cela nous permettront de pousser l’imagination pour créer.

Pour le monde, je me vois un porteur d’actions et de discours de prise de conscience par rapport aux maux qui minent la communauté internationale de mon époque.

Quel est votre espoir pour l’avenir?
Mon espoir pour l’avenir est de fonder une structure dans le domaine de l’art et de la culture. Et aussi approfondir mes études et connaissances dans ce domaine. Enfin devenir un expert réputé dans le domaine de l’art et de la diplomatie culturelle.